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LE FINANCEMENT DE LA FORMATION CONTINUE
Toute entreprise concourt au financement de la formation continue : Entreprises de 10 salariés et plus : obligation légale fixée à 1,6 % des salaires et charges payés par l’entreprise Entreprises de moins de 10 salariés : obligation légale fixée à 0,55 % des salaires et des charges payés par l’entreprise. Par voie d’accords collectifs, certains secteurs d’activité prévoient un taux de participation supérieur au minimum légal. Des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) collectent ces contributions et redistribuent ces financements dans le cadre des différents dispositifs existants : - plan de formation de l’entreprise et du droit individuel à la formation (DIF)
- congé individuel de formation (CIF) - congé bilan de compétences - congé validation des acquis de l’expérience - contrats et périodes de professionnalisation Le plan de formation regroupe l’ensemble des actions de formation à l’initiative de l’employeur. Le salarié en formation est en mission professionnelle, il est rémunéré par l’entreprise. Droit individuel à la formation (DIF) permet à chaque salarié de capitaliser 20 heures de formation, cumulables pendant 6 ans, dans la limite de 120 heures. En principe hors temps de travail,le DIF donne droit à une allocation de formation égale à 50% du salaire net. Si le DIF est organisé sur le temps de travail, le salarié est rémunéré au taux normal. Le choix de la formation est arrêté avec l’accord de l’employeur. Le congé individuel de formation (CIF) permet aux salariés de suivre une formation de leur choix pendant leur temps de travail. Le congé bilan de compétences permet aux salariés de définir un projet professionnel ou de formation à partir de l’analyse de leurs compétences personnelles et professionnelles. Le congé validation des acquis de l’expérience permet aux salariés d’acquérir tout ou partie d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification professionnelle. La période de professionnalisation : La période de professionnalisation est réservée aux salariés en contrat à durée indéterminée en situation de fragilité à l’égard de l’emploi. Depuis le 1er janvier 2010 la période de professionnalisation s’adresse également aux bénéficiaires d’un contrat unique d’insertion en CDD ou en CDI. Elle vise l’obtention d’une qualification professionnelle. Des accords de branche ou interprofessionnels définissent les actions prioritaires pouvant être réalisées. Le financement de la période de professionnalisation est assurée par l’Opca auquel l’entreprise verse sa contribution sachant que, dans les entreprises de 10 salariés et plus, les frais excédant les forfaits de prise en charge ainsi que les rémunérations et allocations de formation versées aux salariés peuvent s’imputer sur la participation à la formation professionnelle (0,9%). Les actions de formation peuvent se réaliser sur le temps de travail ou hors temps de travail. Réalisées sur le temps de travail, les actions de formation en période de professionnalisation donnent lieu au maintien de la rémunération du salarié par l’employeur. Lorsqu’elles sont réalisées en dehors du temps de travail, le salarié bénéficie d’une allocation de formation égale à 50% de sa rémunération dite de référence qui correspond à sa rémunération horaire moyenne calculée sur les 12 derniers mois. Aides à la formation pour les entreprises : + Convention FNE Formation Cette aide accordée par les Directions départementales du travail de l’emploi et de la formation professionnelle (DRTEFP) a pour objectifs la prévention des licenciements pour motif économique et le maintien dans l’emploi au sein des entreprises ou groupements d’employeurs. Priorité est donnée au PME de moins de 250 salariés. L’aide attribuée est déterminée par trois critères : le type de formation la taille de l’entreprise le public concerné, sachant qu’une majoration est attribuée pour les travailleurs défavorisés ou handicapés. + Le contrat pour la mixité des emplois Il s’agit par cette aide de favoriser la diversification des emplois occupés par les femmes et faciliter leur accès à des métiers où elles sont peu représentées. Cette aide concerne les entreprises dont l’effectif est au plus de 600 salariés. Les Délégations régionales aux droits des femmes peuvent prendre en charge les projets à hauteur de 50% du coût pédagogique, 50% des coûts afférents à l’insertion professionnelle et 30% du coût des rémunérations. + Engagement de développement de l’emploi et des compétences (EDEC) Pour anticiper et accompagner l’évolution des emplois, les Directions départementales du travail de l’emploi et de la formation professionnelle participent au financement du CEP, contrat d’études prospectives, destiné à produire un diagnostic sectoriel et territorial et mis en œuvre par les organisations professionnelles de branche et interprofessionnelles. Le CEP permet de concevoir des actions de formation visant au développement de l’emploi et des compétences par le biais de l’Adec (aide au développement de l’emploi et des compétences) à laquelle les DRTEFP et les organismes relais tels les OPCA, les chambres consulaires…participent. |
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